Le « Rabbit hole »

Le « Rabbit hole »

Comment peut-on limiter son cerveau?

Chaque jour que j’embrasse de mon éveil m’apporte idées après idées. Durant mes belles journées je peux déconstruire le monde et l’expédier via Fedex et le rebâtir sur la Lune.

J’ai dernièrement entendu l’expression « Rabbit hole ». Cette expression anglophone signifie une recherche qui perd son objectif à force de suivre des chemins et des liens menant vers des sujets connexes et éventuellement non-reliés. Bref, on a ouvert Google pour connaître le chemin vers un magasin et on fini par lire sur la reproduction des crevettes dans l’océan Pacifique. J’avoue que cette expression m’amène à penser aux épisodes de Bugs Bunny quand le chasseur Elmer Fudd pointait son fusil dans le terrier du lapin et que le canon de son arme de chasse lui pointait le derrière.  J’ai adoré mes samedis matins. Pour ceux qui ne trouve pas ça drôle, j’avoue qu’il fallait être là.

Pour certains, cette expression décrit une situation un peu burlesque: « Ha ha, je me suis perdu dans un « Rabbit hole » sur internet. » Mais dans mon cas, c’est presqu’une maladie, un danger potentiel. On retrouve tellement de choses intéressantes sur le net et il m’est si difficile de discriminer les informations. Pourquoi faut-il que je trouve si intéressant qu’au début juin 1816, il y ait eu un énorme blizzard qui a laissé une trentaine de cm de neige à Québec alors que la semaine précédente, il faisait 34 degrés Celcius?

Je crois que pour pouvoir bien vivre, je dois me laisser la chance de me jeter dans un « Rabbit hole » une fois de temps en temps. Surtout de ne pas me sentir coupable.

En passant: En savoir plus sur les crevettes du pacifique

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