Pourquoi j’écris? J’écris pour plusieurs raisons. J’écris d’abord pour m’exprimer. J’écris pour dire quelque chose à quelqu’un. Quand j’écris pour d’autres que moi. Je choisi des mots simples et fonctionnels. Le but est de me faire comprendre. Quelques fois mes plus beaux textes sont mes notes. Comme je sais que je serai le seul bénéficiaire de ces mots, je peux me permettre d’être éloquent et stylisé. J’aime ce genre de textes. Pourquoi je m’en priverais. J’ai le droit d’avoir du plaisir à relire mes notes personnelles. Cependant, je m’aperçois que ce n’est pas la principale raison pourquoi j’écris. M’exprimer, je le fait déjà en parlant. En parlant à mon amour, mes filles, mes amis, mes collègues. Je peux parler beaucoup, ça vous le savez.
J’écris surtout pour comprendre. Pour fixer les idées qui flottent dans ma tête. Je l’ai sûrement déjà dit. Mon univers mental peut ressembler à une grosse soupe aux pois de couleur arc-en-ciel avec un paquet de légumes dedans. Si je ne l’ai pas dit, maintenant vous savez. Ajoutez la notion que la soupe tourne comme un carillon dans un parc, mais moins vite, vous avez une idée de comment les idées peuvent être dans ma tête. Donc écrire me permet de mettre en place les effluves mentales dans un cadre organisé en mots, en phrase et en paragraphes.
Plusieurs fois dans ma vie, j’ai eu l’impression d’être écrasé par des épreuves insurmontables. M’assoir à la table de la cuisine, au milieu de la nuit, avec un cahier ou une tablette de papier, armé d’une plume, (de préférence, mais un vieux BIC fait pareil) et j’écris se qui se passe. En écrivant, j’essaie de cerner chaque aspect de la question. Au bout de deux ou trois pages, je m’aperçois que ce n’est pas grand chose finalement. Les Rocheuses qui écrasaient ma quiétude sont finalement un petit Mont St-Bruno gêné… Comme par magie, je retrouve le sommeil et m’endort rapidement.
Finalement, il y a ces articles. Je les écris pour moi et je vous les offre. Je vous écris à vous comme je m’écris à moi. C’est toujours un sentiment étrange. J’écris tellement souvent en fonction des autres que de le faire seulement pour moi est doux. De le diffuser pour d’autre sans que ce soit intentionnel dans le traitement du contenu, c’est la partie étrange.
Écrire me fait du bien, me relire m’aide quelque fois.
Vraiment étrange… ou peut-être pas.